| Des
paniers de « techniques de fidélisation
» plus prometteuses les unes que les autres
ont séduit nombre d’entreprises, persuadées
qu’elles allaient désormais pouvoir
envoûter éternellement leurs clients
à peu de frais. Alors si tout est déjà
connu, maîtrisé et exploité,
pourquoi a-t-on encore besoin de parler aujourd’hui
de fidélisation ?
Tout simplement parce que tout ne va pas aussi
bien que promis de le meilleur des mondes de la
fidélité, souvent achetée au
prix fort. La majorité des entreprises qui
se sont lancées dans des projets de C.R.M.
(Customer Relationship Management) autrement dit
de Gestion de la Relation Client, n’ont pas
obtenu le retour sur investissement escompté.
Or, les investissements furent très coûteux
dans la plupart des cas. Maintenant, il est toujours
dangereux et souvent erroné d’essayer
d’expliquer par une raison simple l’échec
d’une entreprise, dès lors que de multiples
variables entrent en jeu et que d’un secteur
à l’autre, d’un territoire à
l’autre, de profondes différences peuvent
exister. Mais dans le cas qui nous intéresse,
il est néanmoins possible d’identifier
certaines raisons ayant contribué à
l’échec de nombreux projets C.R.M.
ces dernières années, ainsi qu’à
la remise en cause de la fidélisation client.
Qu’il s’agisse d’une confusion
majeure et rédhibitoire entre rétention
et fidélisation client. Qu’il s’agisse
de technologies mal maîtrisées ou simplement
inadaptées à l’entreprise utilisatrice.
Qu’il s’agisse de techniques de fidélisation
retenues sans réflexion stratégique
ni concertation avec les différents départements
de l’entreprise. Qu’il s’agisse
de négligence quant à la sensibilisation
et la mobilisation de l’interne au projet.
Qu’il s’agisse de programmes dispendieux
sensés fidéliser instantanément
l’ensemble des clients sans distinction aucune…
Nombreuses sont les erreurs qui ont été
commises inconsciemment ou consciemment, et qui
ont poussé des professionnels déçus
de leurs résultats, à s’interroger
légitimement sur le fait de savoir s’ils
avaient réellement besoin de fidéliser
leurs clients.
La réponse est pourtant clairement et irrévocablement
OUI ! Et telle est la raison pour laquelle, le sujet
de la fidélisation paraît si cruellement
d’actualité. La fidélisation
client est morte, vive la fidélisation client
! La fidélisation client est une démarche
stratégique globale et un projet C.R.M. ne
saurait se satisfaire de quelques techniques de
fidélisation aussi modernes soient-elles
et de quelques outils informatiques aussi sophistiqués
soient-ils. Elle correspond à un engagement
stratégique de l’entreprise sur le
long terme, en faveur de ses clients, de leur pleine
et entière satisfaction et du renouvellement
dans le temps de cette satisfaction. Elle doit permettre
le développement d’une véritable
relation de confiance, différenciante d’un
point de vue concurrentiel. Cette fidélisation
client, bien peu d’entreprises l’ont
mise en place ces dernières années,
par faute de temps ou simplement de connaissance
ou de recul quant aux réelles attentes de
leurs clients. Mais certaines commencent à
s’y engager aujourd’hui. Il faut espérer
que les leçons du passé seront retenues
et que les projets C.R.M. qui semblent retenir aujourd’hui
toute l’attention des responsables seront
conçus dans le but d’obtenir une fidélité
naturelle et choisie. La seule qui puisse réellement
générer cette fameuse relation gagnant-gagnant.
Parce que les monopoles ont quasiment tous disparu
et que les avantages concurrentiels techniques sont
de durée de plus en plus courte, oui, une
nouvelle fidélisation client est bien indispensable
à l’entreprise moderne. Mais gare à
bien comprendre ce qu’elle implique avec précision,
tant pour l’entreprise que pour ses personnels
! »
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